Découvrir le stoïcisme : Qu’est-ce que le stoïcisme ?

Image tirée du film « Gladiator », film dans lequel Marc Aurèle, l’empereur philosophe stoïcien est représenté, et dans lequel Maximus, le héros, semble avoir une attitude stoïcienne-certaines de ses maximes ayant qui plus est des accents très stoïciens

-Après avoir étudié (en autodidacte principalement) et pratiqué le stoïcisme, très imparfaitement, durant mes années d’études à l’université, je vais dans cet article vous présenter des éléments importants de la philosophie stoïcienne :

-La philosophie stoïcienne est un courant philosophique de l’Antiquité, un mode de vie, un mode de pensée, non religieux, proposant une certaine sagesse à développer en soi, dans sa personnalité, et un sens (autre que religieux), des objectifs de vie qui vont au-delà des seuls objectifs matériels.

-La littérature stoïcienne compte principalement parmi ses représentants Sénèque, Epictète et Marc Aurèle. Sénèque est un grand écrivain et un grand auteur, sa littérature est très riche et plaisante pour un littéraire. Les écrits d’Epictète sont plus directs, ils visent à forger son âme de principes forts qui peuvent la solidifier et la rendre imperturbable au milieu des tempêtes des événements de l’existence. Les Pensées de Marc Aurèle ont pour visée l’auto-amélioration de l’empereur qui a écrit ce livre, ce dernier texte est d’une très grande qualité littéraire, et les textes y sont très courts et aisés à la lecture, souvent des images frappant l’âme du lecteur pour l’éveiller aux grands principes stoïciens, concordant étonnamment avec la réalité.

-Les stoïciens s’accordent entre eux pour dire que l’être humain devrait vivre selon la nature et accomplir sa nature. Vivre selon la nature, c’est à dire, d’après la définition d’un des maîtres fondateurs, Chrysippe : « vivre selon l’expérience des événements du monde. » Je dirais que celle-ci peut nous amener à remarquer qu’il convient d’accepter ce qui n’est pas en notre pouvoir et d’accepter ses limites, mais surtout de les connaître (« Connais-toi toi-même » disait Socrate, que les stoïciens considèrent comme leur maître, le stoïcisme étant un socratisme), mais aussi d’agir correctement pour ce qui relève de notre pouvoir afin de nous accomplir, et pour les stoïciens cela consiste à développer les qualités humaines les plus belles qui sont forcément au minimum en germe en nous-mêmes, développées à un certain degré plus ou moins grand, qu’ils appelaient « vertus » ou « excellence » ou encore « force de caractère ». Considérant la richesse intérieure comme plus importante que les choses extérieures, que ce soit les biens matériels mais aussi les événements les situations, les choses auxquelles l’humain peut s’attacher de façon excessive y compris sa propre vie (à laquelle il convient, naturellement de s’attacher, mais pas nécessairement envers et contre tout dans toutes les situations et de façon excessive, sinon les actes valeureux par exemple n’auraient jamais lieu, et sont pourtant des actes admirables, or ils dépendent d’une certaine richesse intérieure, d’une certaine qualité de courage-s’attacher de façon excessive à sa vie, au prix par exemple, de la vie d’autrui, peut être de la lâcheté et qui plus est, un acte impactant celle d’autrui-il existe ce genre de question en philosophie éthique, qui traite de faits concrets.)

-En effet cet « attachement » (excessif) à des choses éphémères au détriment de l’attachement à quelque chose de plus grand et plus noble et plus durable (la vertu, ou les qualités de notre âme, les compétences on pourrait presque dire-qui sont quelque chose de plus indépendant par exemple, qu’un objet matériel qui pourrait être abîmé, volé ou détruit, comme une voiture) est cause de malheur et est dû à l’ignorance, d’après la philosophie stoïcienne, ignorance de ce qui compte le plus dans l’existence humaine : non pas toutes ces choses éphémères qui sont nées pour périr, mais les nobles vertus que l’on peut développer en son âme ici-bas et qui resteront toujours avec nous, même si l’on perd tout le reste, s’attacher à cela en réduisant l’attachement aux autres choses desquelles de toute façons nous allons forcément être détachées un jour, permettrait de mener une vie heureuse, accomplie en tant qu’être humain. Une vie libre et indépendante de toute autorité, aussi, de toute menace (peu importe les événements, dans l’idéal, le stoïcien exerce son esprit à s’accorder à eux, en les acceptant, et en les désirant tels qu’ils arrivent-en considérant les vertus qu’il peut développer pour répondre à ces événements. cf : Manuel d’Epictète).

-La littérature stoïcienne est riche et abondante de textes percutant l’âme du lecteur, de méditations sur l’univers, les événements auxquels nous sommes tous confrontés en tant qu’êtres humains, d’exercices spirituels qui fortifient l’âme de celui qui s’y exerce, l’apaisent, et l’élèvent.

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