Réflexion : Qu’est-ce qu’être juste envers le Destin/la Providence/la Vie ?

Le paon, animal vanté par Chrysippe, pour l’harmonie, la beauté de son apparence, montrant là, peut-être, un signe de l’harmonie de l’univers

-« Toutes choses s’enchaînent entre elles et leur connexion est sacrée, et aucune, peut-on dire, est étrangère aux autres,car toutes ont été ordonnées ensemble et contribuent ensemble au bel ordre du même monde. » Pensées pour moi-même, Marc Aurèle.

-Les stoïciens croyaient (il s’agit là non pas d’une croyance comme les croyances des superstitieux ou même des religieux; puisqu’il s’agit de démonstrations de la raison, très pointues, ne s’appuyant sur aucune révélation ni simple intuition….) qu’un enchaînement de causes déterminé par des causes antérieures présidait l’univers, harmonieux dans son ensemble, dont seul le Sage, s’étant assez exercé à la contemplation philosophique/spirituelle, pouvait le reconnaître.

-Ce savoir philosophique impliquait une attitude de l’esprit : « Il ne faut pas en vouloir aux événements » (Pensées, Marc Aurèle); attitude d’équanimité (« Aequanimitas » en latin), de détachement pourrait-on dire, de sérénité intérieure vis-à-vis de tout ce qui est extérieur; de tous les événements, de toutes les épreuves que nous pouvons traverser, avons traversé ou traverserons : tout est déjà déterminé, seule notre attitude vis à vis de ces événements est en notre pouvoir, peut être maîtrisée, choisie, est en notre liberté d’être humain, le reste appartenant au divin, laissons-le au divin et accordons-nous avec lui, si nous sommes justes envers nous-mêmes (connaissance de soi avec justesse, donc de nos limites, donc distinction entre ce qui relève de notre pouvoir de ce qui n’en relève pas-humilité impliquée) et envers la Providence (en reconnaissant son existence, en acceptant les événements; mieux encore, en voulant ce que la Providence veut-plutôt que de s’auto infliger des souffrances en rejetant les choses qui composent le Réel; qui sont en fait fruits d’un plan divin qui est pour le mieux et, nous ne sommes qu’une partie de l’Univers, nos désirs devraient s’accorder, si nous sommes justes, avec ces événements, avec cette Raison Universelle et sa volonté, qui est l’ensemble des événements qu’elle cause, changeant les choses à sa guise; « Tout est changement » irait dans le sens de cette philosophie d’inspiration héraclitéenne = le reconnaître est propice à la sérénité intérieure, l’accepter est « détacher son âme de ses vains soucis » (Pensées, Marc Aurèle) vouloir cet état de fait, cette réalité, c’est le début de l’ataraxia, l’absence de troubles intérieurs, qui est le résultat d’un accord de notre volonté avec celle du divin.

-« Dans ce flot qui ne connaît nul repos, à quel objet ainsi précipité l’homme pourrait-il accorder quelque valeur ? Ce serait comme de tomber amoureux d’une hirondelle qui passe dans le ciel mais qui disparaît à la vue. » (Marc Aurèle, Pensées)

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