Le bien et le mal : Il n’y a ni bien ni mal en dehors de notre esprit

Image symbolisant l’âme, l’esprit, dans laquelle réside le bien et le mal, qu’elle prend souvent pour des éléments extérieurs

-Le bien est toujours désirable, le mal est toujours à prendre en aversion (à éviter). [définitions issues de la philosophie stoïcienne]

Si l’on s’en tient à ces définitions, alors le plaisir ne peut être un bien : il n’est pas toujours désirable.

La mort ne peut être un mal : elle ne peut être pour toujours évitée.

Les comportements d’autrui ne peuvent représenter un bien pour notre âme/esprit : ils sont changeants, pas toujours désirables, ni toujours à éviter

-Et ce, qu’on les juge bons ou mauvais-jugement qui, en lui-même peut, par contre, être bon ou mauvais, puisque cette faculté de juger, est quant à elle, en notre pouvoir, contrairement à tout le reste.

-Tandis que l’usage des facultés de notre esprit (jugements-désirs-aversions) est la seule chose que Dieu, la Providence, ou la Nature, a placé dans le pouvoir de l’Homme, en son âme.

-« Des choses les unes dépendent de nous, les autres ne dépendent pas de nous. Ce qui dépend de nous, ce sont nos jugements, nos tendances, nos désirs, nos aversions, en un mot tout ce qui est opération de notre âme ; ce qui ne dépend pas de nous, c’est le corps, la fortune, les témoignages de considération, les charges publiques, en un mot tout ce qui n’est pas opération de notre âme.

Ce qui dépend de nous est, de sa nature, libre, sans empêchement, sans contrariété ; ce qui ne dépend pas de nous est inconsistant, esclave, sujet à empêchement, étranger.

Souviens-toi donc que si tu regardes comme libre ce qui de sa nature est esclave, et comme étant à toi ce qui est à autrui, tu seras contrarié, tu seras dans le deuil, tu seras troublé, tu t’en prendras et aux dieux et aux hommes ; mais si tu ne regardes comme étant à toi que ce qui est à toi, et si tu regardes comme étant à autrui ce qui, en effet, est à autrui, personne ne te contraindra jamais, personne ne t’empêchera, tu ne t’en prendras à personne, tu n’accuseras personne, tu ne feras absolument rien contre ton gré, personne ne te nuira ; tu n’auras pas d’ennemi, car tu ne souffriras rien de nuisible. » (Manuel d’Epictète)

-Mais, rétorquerons-nous, il existe des injustices dans le monde !

-Ce qui est injuste, c’est si nous-mêmes, nous agissons injustement, ou que nous laissions faire l’injustice, mais ce qui est extérieur à notre propre âme ne peut être considéré comme « injuste » : est injuste une disposition injuste envers les événements, est juste une juste disposition de notre âme envers les événements, si d’autres personnes accomplissent des actions injustes, alors il convient de lutter pour défendre la justice-ce qu’il convient déjà de faire peu importe les actions des autres, puisque être juste est la seule chose en notre pouvoir, tandis que tout le reste est hors de notre pouvoir, et donc à accueillir avec aequanimitas (du latin, signifiant en français équanimité).

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