Stoïcisme et Religions : 9 grands points communs

Statuette tibétaine : Bouddha de la médecine

– Le terme « religion  » semble désigner en langue française (avec sa connotation politique péjorative ) principalement le christianisme et l’islam, plus que le judaïsme et le bouddhisme. On trouve beaucoup de points concordants entre le Stoïcisme, qui est en quelque sorte la philosophie telle qu’elle est vécue et incarnée et ces religions. Voici lesquels :

1-Morale et vertu : Le(s) christianisme(s) a des proximités avec le stoïcisme puisqu’il s’est construit à partir de la philosophie antique grecque. Les quatre vertus cardinales y ont été inclues et ce sont les quatre vertus stoiciennes : prudence, tempérance, courage et justice. La recherche de la vertu est donc un point commun qui relie le stoïcisme et le(s) christianisme mais aussi toutes les religions qui appellent à la moralité et la « sagesse pratique ».

2-Intelligence de la Nature : toutes ces religions parlent d’une intelligence qui existe certes en nous mais aussi partout autour de nous : dans la nature, il existe des choses qui nous apparaissent belles ordonnées intelligentes bien faites et harmonieuses : et c’est l’intelligence en nous qui nous permet de percevoir cette intelligence divine dont notre intelligence humaine est un microcosme, une partie incomplète. Une vision poétique du réel et quelle meilleure façon de décrire ce qui est que la poésie ?

3-Scepticisme : démarche qui consiste à observer en suspendant son jugement (epoché) : existe dans les différentes techniques méditatives des différentes traditions spirituelles issues ou précédant les traditions religieuses même si certains dogmes peuvent exister-qui proviennent de découvertes expérimentales et de choix d’existence

4-Manière consciente de vivre : contrairement à la philosophie scolaire, il s’agit de façons de mener son existence et d’appréhender le monde, qui existent depuis des millénaires et qui s’intéressent au Réel : dimension morale de l’humain : vices er vertus , conscience de la finitude humaine, dimension spirituelle de l’humain, implications politiques dans la Cité, prendre soin de son esprit : dimension psychologique de l’humain, rapport à la Nature / au cosmos par delà l’aspect matériel.

5-Recherche du divin de l’universel de l’absolu : que ce soit par la vertu et l’ascèse, le détachement, l’accord, la contemplation, la méditation, les exercices spirituels, voir les choses telles qu’elles sont sans ajouter son opinion ou ses désirs, en un mot sa subjectivité ou son ego et ce en vue d’une union avec la réalité qui permet la connaissance de Soi

6-Écritures sacrées / de sagesse : lecture et méditation de textes chargés de profondeur spirituelle et de sagesse, qui sont des vérités existentielles psychologiques et spirituelles, qui concernent la dimension spirituelle de l’être humain

7-Sens / idéal de paix, d’accomplissement humain et de sagesse : le propre de l’homme : « homo sapiens  » (capable de sagesse) : viser en cette vie à la réussir, véritablement : non pas dans l’accumulation de possessions matérielles ni dans les addictions à tous les plaisirs aliénants mais dans un réel bonheur c’est à dire intérieur libre indépendant des circonstances extérieurs et ce en suivant une voie qui permet d’atteindre cette béatitude cette extase cette harmonie et cette sagesse déjà atteinte par des prédécesseurs : sages chrétiens juifs musulmans hindous yogis taoistes bouddhistes ou stoïciens (dont Socrate fait partie) .

8-Acceptation sereine des événements : toutes ces traditions ont en partage cette acceptation sereine des événements qui est synonyme de piété et d’accord entre soi et la réalité, en deçà des croyances erronées et désirs irrationnels de l’ego, cet accord à la volonté divine ou aux lois naturelles universelles qui nécessite une éducation ou une auto-éducation spirituelle pour mener une vie cohérente et accordées aux lois de l’existence.

9-Recherche du bonheur de tous les Êtres : chaque Être a un potentiel d’accomplissement spirituel et de sagesse et mérite altruisme / « compassion  » : nul ne fait le mal de son plein gré mais seulement par ignorance et jamais sans souffrance : c’est le bonheur de tous qui est recherché, là paix intérieure de tous, l’accomplissement de chacun profitant au final à tous, rechercher le bonheur de tous étant une belle façon de s’accomplir soi même

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