Spinoza : le « dernier des Stoïciens », le premier philosophe des Lumières

Baruch de Spinoza, philosophe hollandais 1632-1677

-Spinoza était un philosophe. Il polissait des lentilles et gagnait sa vie de cette façon. Il est rationaliste. C’est à dire qu’il se base sur la raison pour penser le monde tel qu’il est. Il vivait en Hollande, au 17 ème siècle.

-Comme pour les philosophes stoïciens, sa pensée est donc rationaliste, un déterminisme (nous vivons dans un univers déterminé par des lois : nous pouvons nous croire libre bien que ce ne soit pas vraiment le cas), et « Dieu » est pour lui « la Nature » et ses lois physiques universelles. Et les livres « sacrés » ont été écrits par des Hommes. Il n’y a donc aucun miracle, croire au miracle, c’est s’opposer à Dieu, car c’est croire en quelque chose qui n’a rien à voir avec les lois naturelles qui nous entourent, et s’opposer à Dieu, c’est s’opposer à la raison, à la réalité, à soi-même.

-Albert Einstein disait : « Je crois en le Dieu de Spinoza ».

-Il traite les affects humains comme un géomètre, comme s’il s’agissait de lignes, de figures, de corps.

-A la différence des philosophes stoïciens, il ne s’intéresse pas à ce qui devrait être, mais à ce qui est, c’est à dire au monde réel : sa compréhension plus que sa condamnation (notamment en ce qui concerne affects, désirs, corps) ou la recherche de « ce qui devrait être ».

-C’est paradoxalement une philosophie de la liberté que sa philosophie : c’est par la raison et la compréhension que nous nous rendons libre. La compréhension des choses telles qu’elles sont et non telles qu’elles devraient être. Ce qui demande un effort de compréhension, par delà les affects que sont déplorer, railler, haïr, en ce qui concerne les choses.

-L’intelligence est « la meilleure part de nous ».

-Il est peut-être appelé « Le dernier des Stoïciens » car comprendre sa compréhension apporte une autre compréhension du monde, des autres, de soi : avant de vouloir que le monde soit différent, comme c’est le cas des Stoïciens paradoxalement, en voulant que les Hommes suivent « la nature » et « la raison » : une nature telle qu’ils la croient être, une raison telle qu’ils la croient être, mais la nature comprise par les stoïciens antiques, et la raison telles que la comprenaient les stoïciens antiques, sont-elles vraiment comme ils les comprenaient ?.

-« Le Bouddha des philosophes » car il serait donc ce que le Bouddha est aux représentants des grandes religions : le plus intéressant, sans doute.

-Le « premier philosophe des Lumières » : il apporte une compréhension rationnelle du monde, de l’être humain, des textes dits « sacrés », à sa suite les sciences furent possibles, ainsi que la démocratie, la liberté d’expression. Mais aussi l’intérêt pour le corps, le désir, la politique, dans l’histoire de la philosophie (dans la suite de Machiavel).

-Son oeuvre majeure à lire est « L’Ethique ».

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