L’ascétisme joyeux

Milarépa, un célèbre ascète yogi tibétain du 11 ème siècle

D’après Wikipédia :

L’ascèse ou ascétisme est une discipline volontaire du corps et de l’esprit cherchant à tendre vers une perfection. L’ascèse est couramment rattachée à diverses religions, mais son usage n’est pas limité à celles-ci.

À l’origine du terme « ascèse », le mot grec askêsis, signifiant « exercice » ou « entraînement » s’appliquait à de nombreuses activités et en particulier à l’athlétisme, bénéficiant ainsi d’une signification originelle purement physique. Au ve siècle apparaîtra, à travers le latin, le mot asceta ou asceteria, signifiant « moine/religieuse », « monastère/couvent ». Il en découlera le mot moderne d’ascèse.

Il existe diverses disciplines de l’ascèse. Certaines reposent sur la privation pour accéder à une maîtrise spirituelle. D’autre part, certaines pratiques diverses se rattachent à l’ascèse : jeûne, absence de drogue et d’alcool.

-La joie d’après wikipédia :

-La mania désigne la présence du divin dans ce qu’elle a de transformateur et de dynamisant sur le sujet : une notion à rapprocher de l’enthousiasme (ενθουσιασμός) qui affecte celui qui contemple le bien ou le beau, et qui va donc au-delà du sentiment.

Cicéron en a une conception plus proche du sens courant : pour lui, la joie est un état de l’âme, qui, confrontée à la possession d’un bien, n’en perd pas pour autant la sérénité.

Dans la philosophie moderne, de nouvelles conceptions de la joie apparaissent. Au XVIIème siècle, c’est le philosophe hollandais Spinoza qui est le grand penseur de la joie, en particulier dans son Ethique où la joie forme, avec la tristesse et le désir, l’un des trois affects fondamentaux de l’être humain : tous les autres sentiments (amour, haine, espérance, crainte, etc.) se définissent comme des formes particulières de joie ou de tristesse. La joie (lætitia en latin) est définie par Spinoza comme « le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection« , c’est-à-dire comme une augmentation de forces et de la réalisation de soi d’un être humain. La joie est ainsi un accroissement de notre puissance, lié à la réalisation de nos désirs et de notre effort (conatus en latin) pour persévérer dans l’existence.

-Après avoir entrevu ces deux définitions : celle de l’ascèse/ascétisme et celle de la joie (d’après wikipédia), nous pouvons voir que ces deux termes peuvent être rapprochés. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser aux premiers abords, l’ascétisme semble rude, une discipline difficile, faite de privation de plaisirs. Cependant, le plaisir n’est pas la joie, et il convient de s’abstenir de certains plaisirs, nécessairement, pour pouvoir découvrir la joie. Car ce n’est pas en se laissant aller à la paresse, la débauche, une ou plusieurs addictions que l’on découvre la joie : ceux qui se laissent trop aller aux plaisirs en souffrent en effet : trop de plaisir tue le plaisir et amène la souffrance : après on ne ressent même plus de plaisir.

-Ce que ne renierait pas, loin de là, le « philosophe du plaisir » Epicure, qui n’était pas épicurien : le plaisir doit être mesuré par une ascèse, par un calcul des plaisirs, c’est à dire par une certaine discipline de privation de certains plaisirs pour en découvrir de plus grands.

-Alors que l’ascèse, ou l’ascétisme peut nous amener beaucoup de joie. En effet pratiquer une discipline ascétique : spirituelle, philosophique (comme le stoïcisme par exemple), religieuse, yogique, voire même sportive peut nous amener inévitablement beaucoup de bienfaits en plus de ceux que nous recherchons particulièrement dans notre discipline (religieuse, sportive, yogique, philosophique). Nous tirerons de cette ascèse, non pas des plaisirs immédiats, ce à quoi nous invite de plus en plus nos sociétés de consommation, mais une joie durable.

-C’est ce que promet la philosophie épicurienne, stoïcienne, spinoziste, mais aussi bouddhiste, yogique. Pratiquer le yoga quotidiennement, notamment les yogas présentés ici : https://aequanimitassagesse.wordpress.com/2021/12/17/le-yoga-tibetain-kum-nye-un-yoga-de-guerison-et-denergie/ https://aequanimitassagesse.wordpress.com/2021/12/01/le-yoga-tibetain-lu-jong/ permet de développer un mode de vie sain, plus de force et d’indépendance intérieures, renforce la joie qui circule alors dans nos circuits énergétiques psychocorporels. De même pratiquer les exercices spirituels stoïciens régulièrement, présentés ici : https://aequanimitassagesse.wordpress.com/2021/11/26/exercice-spirituel-etre-reconnaissant-envers-nos-bienfaiteurs-avec-marc-aurele/ https://aequanimitassagesse.wordpress.com/2021/03/31/lexercice-spirituel-de-marc-aurele-rien-ne-donne-autant-de-joie-que-de-se-representer-les-qualites-des-autres-il-faut-toujours-avoir-ce-tableau-sous-les-yeux/ https://aequanimitassagesse.wordpress.com/2019/10/07/lacceptance-sereine-des-choses-hors-de-controle/ etc, permet de développer un « ascétisme joyeux », c’est à dire une discipline saine de vie qui permet d’entretenir sa joie intérieure : yogas énergétiques qui renforcent la félicité en soi-même et autour de soi, exercices spirituels de gratitude, d’acceptation, se représenter les qualités des autres, voilà non pas une recette du bonheur, mais des outils pour faire plus que réduire ses souffrances : optimiser son bonheur, sa joie, sa réjouissance.

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