(Art) Rap celtique/français : Manau, Me voilà au Pays

Emporté par les vents, au dessus des océans
Découvrant des sentiments, au delà des continents
Il est parti avec l’envie d’aller droit de l’avant
Quittant le pays sans se demander s’il est temps
D’avoir appris à ne plus être un jeune enfant du clan
Dans les yeux de ses parents toujours un adolescent
C’est ainsi que le petit homme voulait devenir grand
Ecrire seul son roman, aller à pas de géant
L’ancre s’est détachée puis il est parti pressé
Il avancait doucement sans jamais se retourner

Il vivait ce qu’il devait vivre. Enfin, il vécut
Découvrant à être ivre toutes les joies du début
Les mois défilaient, tombaient dans des filets
Petit tas d’épillets séchés, oubliés de fait
Si la nature a fait le choix de bien se recycler
Lui revenait pas à pas sur les chemins du passé

Me voilà au pays, me voilà décidé
Ma foi, que les filles sont jolies, ici, rien n’a changé
Je ne sais pas comment j’ai pu l’abandonner
Emporté par tous les courants, je suis rentré

Usant ses souvenirs, sous des semelles de cuir
Il voyait son avenir tout doucement revenir
L’image de ce petit gamin qu’il avait oublié
Le tenait fort par la main quand s’effaçaient les sentiers

La nuit tombée, tout près d’un feu il pouvait écouter
Toutes les voix de ses aïeux, contes et légendes chuchotés
Qu’il avait souvent ignorées en regardant le bleu
D’un ciel trop immaculé, d’un horizon belliqueux
Comment, se disait-il, j’ai pu laisser si facil-ement
Perdre le fil à cet esprit volatil ?
J’ai laissé derrière moi des tombes et des vérités
Mais peut-être que le monde est ce pays bien-aimé

Me voilà au pays, me voilà décidé
Ma foi, que les filles sont jolies, ici, rien n’a changé

Je ne sais pas comment j’ai pu l’abandonner
Emporté par tous les courants, je suis rentré

S’approchant du pays, il se sentis reconquis
L’air était vraiment aussi pur, comme il se l’était dit
Il revint de très beau matin, le coeur léger, même si
Lourd comme un vieux parchemin, il voulait reprendre l’écrit
De son histoire tassée, de son livre épais taché
Rempli de traits encrassés, de gravures presque effacées
Retrouver les pages du début et tout recommencer
Revoir tous ces paysages de l’encre et puis du papier
Ainsi il a vieilli se sentant, ici, chez lui

Le coeur léger, sans souci, loin de ce tout jeune esprit
Son dernier chapitre a été « Veuillez-me-pardonner »
Mais, où tout a commencé, je suis venu terminer

Me voilà au pays, me voilà décidé
Ma foi, que les filles sont jolies, ici, rien n’a changé
Je ne sais pas comment j’ai pu l’abandonner
Emporté par tous les courants, je suis rentré

Me voilà au pays, me voilà décidé
Ma foi, que les filles sont jolies, ici, rien n’a changé
Je ne sais pas comment j’ai pu l’abandonner
Emporté par tous les courants, je suis rentré

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