Présentation de livre : Le Noble Coran, livre sacré des musulmans

-Le Coran est le livre sacré des musulmans.

-Coran signifie « Ecriture » en langue arabe.

-Le Coran se lit de droite à gauche.

-Tous les versets du Coran riment entre eux, c’est de la « poésie sacrée ».

-Le Coran se présente comme la révélation d’Allah, c’est à dire Dieu, le Dieu des juifs, chrétiens et musulmans.

-Le Coran se présente comme le dernier message révélé par Dieu à l’ensemble de l’humanité.

-Le Coran se présente comme la réactualisation, par Dieu lui-même, de toutes les religions monothéistes qui se sont divisées en sectes (sectes juives, chrétiennes).

-Le Coran appelle à l’union de tous les êtres humains à adorer un seul et même Dieu et en délaissant les disputes qui ne concernent que des détails rituels ou de croyances.

-Le Coran est difficile à comprendre : peu de musulmans l’ont déjà lu entièrement, car il est un ensemble de récitations, prières et invocations, apprises par coeur (par petits bouts) par les musulmans, qu’ils récitent durant la « prière » (= sâlat en arabe).

-Il y a beaucoup de passages historiques, à remettre dans le contexte. Il y a des passages difficiles à comprendre qui nécessitent une bonne grille de lecture, ce qui je l’avoue, manque dans l’islam (en tant qu’institution) : c’est une religion où il n’y a aucun clergé aussi étonnant que cela puisse paraître pour nous Occidentaux, une lutte politique à mener là est dans le domaine de l’éducation, pour un islam de France éclairé et éclairant.

-Des passages reflétant une grande sagesse (hikma en arabe).

-Des passages obscurs, qui semblent appeler à la violence (et qui peuvent être sortis de leur contexte, si on lit le Coran sans prendre en compte son contexte, notamment historique). Et c’est une violence légitime : l’Islam, contrairement au christianisme, prend en compte les dimensions réalistes de la guerre : la France elle-même fait la guerre, la Marseillaise elle-même appelle à boire « le sang impur » des ennemis, le Coran a toutefois un nombre important de règles éthiques concernant la noblesse de comportement à avoir pendant la guerre, qui doit être réalisée avec noblesse. Aujourd’hui bien sûr on peut interpréter ces appels au petit djihâd (le grand djihâd est contre soi-même, contre ses penchants, vices, défauts, troubles, passions, ignorances, souffrances) avec les méthodes « guerrières » actuelles : il y a une lutte économique, individuelle, communautaire, nationale. Il y a une lutte politique, une lutte idéologique, une lutte intellectuelle, une lutte écologique, une lutte spirituelle et intérieure surtout, et c’est cette lutte que le musulman doit mener en premier lieu, afin d’atteindre la réalisation, la sainteté, la noblesse de comportement, la paix intérieure, l’accomplissement, les jardins du Paradis.

-Les récits des Prophètes sont dans le Coran, contrairement à la Bible, des récits de modèles vertueux : tous les Prophètes dans le Coran sont très vertueux et exemplaires moralement (dans la Bible ils ont des comportements parfois horribles).

-Ce livre sacré appelle à l’adoration, qui est présentée comme le sens de l’existence : la vénération d’Allah, Dieu unique, Dieu présenté majoritairement comme « Très Miséricordieux », donc très compatissant, plein de Pardon et de Bienveillance, Protecteur, mais aussi très dur, qui punit durement celui qui n’agit pas dans la sainteté morale.

-Il y a plusieurs façons de lire le Coran : dans la tradition musulmane, c’est indiqué, les philosophes arabes peuvent en avoir une lecture rationaliste (cf Ibn Roushd, appelé en Occident Averroès), les spirituels soufis (mystiques) en ont une lecture du coeur (comme si c’était une lettre de leur Bien-Aimée), ce qui change significativement leur lecture, d’où la divergence entre les différents courants musulmans : de la lecture la plus superficielle mêlée de passions tristes (salafisme) en passant par la lecture éclairée des philosophes (Averroès) jusqu’au sommet de la spiritualité soufie, qui ne voit le monde qu’à travers l’ouverture du Coeur, tout ce qu’ils touchent, lisent, interprètent se transforment du plomb en amour.

-Ainsi, les esprits les plus vulgaires peuvent faire du Coran un livre de repli sur soi, de fermeture, de haine, de violence, de guerre, et les esprits les plus éveillés en font une merveilleuse source inépuisable de sagesse, de réussite, de force d’âme, de paix intérieure, de concorde, de bienveillance, de chaleur du coeur, de lutte pour le bien commun et la justice sociale, de fraternité universelle, de tolérance et de compassion envers l’ensemble de l’humanité.

-Ce n’est donc pas le livre ni la religion qui compte, mais le lecteur, le fidèle, l’individu, et sa personnalité, cela vaut d’ailleurs pour tout, et donc tout dépend de notre grille de lecture, de nos maîtres (ou professeurs), de notre environnement, de la mosquée dans laquelle l’on étudie, de l’imam que l’on suit, des « savants » que l’on écoute : je recommande notamment pour ma part le grand imam de France (Bordeaux) : Tareq Oubrou, un théologien musulman extrêmement éclairé, cultivé, savant, et sage, qui a compris les enjeux des sociétés modernes. En effet, ce sont les humains qui donnent vie à ces textes, obscurs pour n’importe qui, étant donné que la langue dans laquelle est écrit le Coran n’est pas du tout la langue des populations maghrébines, qui parlent le berbère, et même les Arabes ont un arabe qui n’a rien à voir avec celui du Coran, le Coran est écrit dans un arabe très ancien, les mots n’ont pas la même signification que ceux de l’arabe moderne.

Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux

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