Jour 5 : La base de la compassion ne serait-elle pas dans un premier temps de rechercher à ne pas nuire à ses semblables et à soi-même ?

Vivaldi, les quatre saisons

-Nous avons évoqué la compassion ces derniers jours. Mais nous n’avons pas évoqué ce point majeur, central : pour débuter cette pratique, n’est-il pas plus sage de rechercher à ne pas nuire aux autres, mais aussi à ne pas se nuire à soi-même ?

-Se nuire à soi-même conduit bien souvent à nuire à d’autres. Nuire à d’autres ne va pas dans le sens de la compassion. CQFD. Rechercher à ne pas nuire à d’autres, c’est rechercher par le même temps à ne pas se nuire à soi-même, et ne plus se nuire à soi-même, c’est finalement ne plus nuire à d’autres et pouvoir se rendre capable même de leur venir en aide, à pratiquer la bienveillance envers eux.

-Comment ne pas se nuire ? En évitant de nuire à son corps par exemple. Combien de personnes qui nous entourent possiblement, nuisent à leur propre corps ? Et nous-mêmes le traitons-nous avec assez de considération ? Dormons-nous suffisamment ? Dormons-nous, au contraire, trop ? Mangeons-nous suffisamment ? Mangeons-nous, au contraire, trop ? Si nous ne dormons pas assez, trop, si nous ne mangeons pas assez, trop, alors nous nous nuisons.

-Comment ne pas se nuire ? Dans les épreuves, si nous manquons de nourriture, en n’éprouvant pas de gratitude envers son Dieu, nous nous nuisons. Si lorsque quelqu’un de notre entourage souffre, si nous souffrons à notre tour au lieu de louer son Seigneur malgré les épreuves, et de mener à bien ce type d’épreuves en jouant correctement notre rôle, avec bienveillance, en protégeant, en aidant, nous nous nuisons.

-Comment ne pas nuire à d’autres ? En évitant d’avoir un mauvais comportement, nous évitons de nuire à d’autres. En adoptant un bon comportement, nous nous rendons agréable et aimable aux autres. Même s’il s’agit de le faire pour son Dieu, et non pas pour le regard des autres, cela a un effet secondaire qui est d’être approuvé par les autres, ou non d’ailleurs, cela n’a pas d’importance.

-La base des vertus sociables ne serait-elle donc pas dans un premier temps, de ne pas nuire à d’autres ?

Et aussi, forcément, de ne pas se nuire à soi-même ?

Or, en agissant pour le regard d’autrui, nous nous nuisons, nous nuisons donc possiblement à d’autres, indirectement, du fait de la sympathie universelle du kosmos découverte par les physiciens stoïciens.

En n’étant pas reconnaissant envers notre Dieu, nous nous nuisons à nous-mêmes, peu importe que notre Dieu soit le dieu des chrétiens, des musulmans, des juifs, des hindous, des bouddhistes, des déistes, des panenthésites, des panthéistes, des spirituels sans religion particulière ou détachés de leur religion d’origine.

En refusant les épreuves que la conscience cosmique nous envoie, nous nous nuisons à nous-mêmes, donc potentiellement indirectement nous nuisons à d’autres.

En nous noyant dans le confort, nous nous nuisons à nous-mêmes, donc potentiellement indirectement à d’autres.

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