Jour 1 : Prudence est « mère de sûreté »

Vertu cardinale sur vitrail : Prudentia en latin, Prudence

-La prudence est « mère de sûreté » dit l’adage. Mais qu’est-elle plus précisément ?

-La prudence (en grec φρόνησις [phronêsis], puis en latin prudentia) est un concept de la philosophie grecque qui a trouvé sa définition théorique la plus aboutie dans la philosophie d’Aristote. La phronêsis est ensuite devenue un concept central de la philosophie morale et politique, et la première des quatre vertus cardinales chez les Chrétiens.

La prudence dans la philosophie grecque

La phronêsis

Étymologiquement, la phronêsis (φρόνησις) désigne l’acte de penser. Selon le philologue allemand Werner Jaeger (Paideia, 1933), c’est Héraclite d’Éphèse qui le premier a utilisé le concept de prudence en philosophie, la mettant au même rang que la sagesse (sophia, σοφία.)

Chez Platon

Selon Les Lois : « Dans l’ordre des biens divins, le premier est la prudence ; après vient la tempérance ; et du mélange de ces deux vertus et de la force naît la justice, qui occupe la troisième place ; la force est à la quatrième. Ces derniers biens méritent par leur nature la préférence sur les premiers ; et il est du devoir du législateur de la leur conserver. »

Chez Aristote

La prudence est une vertu intellectuelle : c’est la disposition qui permet de délibérer sur ce qu’il convient de faire, en fonction de ce qui est jugé bon ou mauvais.

Chez Épicure

C’est de la prudence que proviennent toutes les autres vertus.

Chez les stoïciens

Diogène Laërce mentionne que selon les stoïciens, « de la prudence viennent la maturité et le bon sens. » Ils y voyaient une science, celle des choses à faire et à ne pas faire.

La prudence aujourd’hui

Selon André Comte-Sponville : « Elle relève moins de la morale, pour les modernes, que de la psychologie, moins du devoir que du calcul. » On l’utilise dans le langage courant dans le sens de « précaution » pour éviter des dangers.

Source : Wikipédia

-La Prudence est une vertu qui semble universelle : on la retrouve dans nombres d’écoles de philosophie antique gréco-latines, chez les Chrétiens, chez Spinoza. Cependant elle peut nous apparaître comme étant une force, une puissance, qui est amorale : savoir faire preuve de précaution pour éviter les dangers n’est pas forcément une compétence d' »homme vertueux » mais peut aussi en être une chez un criminel ou un malfaiteur par exemple. La prudence nous apparaît aujourd’hui donc comme une force et une puissance neutre et amorale, qui va dans l’intérêt de celui qui la détient.

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