(Philosophie générale) (Politique) Notre civilisation produit des intelligences déviantes

Le savant fou

-Notre civilisation n’est pas parfaite. La logique n’est pas la valeur humaine suprême, ni la science ni la connaissance. Car comme l’enseignent tous les grands sages de toutes les civilisations, Epictète autant que les sages de l’islam par exemple, ou du bouddhisme, la science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Maîtriser l’art de la logique sans avoir de coeur altruiste et de conscience morale forte n’est que source de perdition et d’autodestruction. C’est pour cela que toutes les civilisations (sauf la nôtre moderne) insistent sur l’éducation morale forte avant tout enseignement de connaissance théorique, de logique, de science théorique : Epictète, philosophe antique de Turquie, insiste notamment sur ce point dans son ouvrage intitulé « Les Entretiens ». Celui (l’homme moderne donc) qui va apprendre les connaissances sans être passé par l’éducation morale (« religieuse ») va se perdre et se nuire à lui-même, en égarant avec lui tous les autres. Rien ne sert de développer des théories abstraites et compliquées, de se parer d’un langage compliqué : un homme complet sait que les mots simples suffisent et que les langages complexes ne servent qu’à flatter l’égo, à s’éloigner des autres et aussi de soi-même, de son corps, de son coeur, de son humanité. C’est non seulement une idée pertinente, mais c’est aussi certainement vrai sur le plan biologique : c’est un déséquilibre autant civilisationnel que psychique, que de l’ordre de l’éducation citoyenne, que biologique. La qualité de l’intelligence d’un tel citoyen sera moindre, car c’est le coeur qui guide la raison, et la conscience morale qui la rend bien plus aiguisée, ces deux éléments qui ne demandent aucun diplôme et aucune richesse matérielle sont les vaisseaux de toute réelle intelligence, de toute science pertinente pour l’être humain. On ne peut dire « un tel est très intelligent mais n’a aucun coeur » ou encore « un tel est très intelligent mais n’a aucune conscience morale » : en effet, son intelligence sera déviante, esclave de ses désirs malsains, il sera un aliéné et c’est donc une erreur de qualifier ce personnage d' »intelligent », de « savant », de « connaissant », car si on l’analyse en profondeur, il lui manque les bases : il est mal formé c’est tout, et c’est le risque dans notre civilisation : le rationalisme, le scientisme, le matérialisme, l’athéisme, le développement personnel, la philosophie, perdent l’être humain s’il n’apprend pas la chose la plus importante de l’existence et qui est extrêmement simple et terre à terre : avoir bon coeur. C’est qu’il faut parfois réapprendre à devenir humain dans nos sociétés modernes. Et l’humanité se caractérise non par la raison comme le prétendent les philosophes, mais par le coeur, comme le savent tous les peuples du Sud, du Tiers-monde, les gens simples, ceux qui n’ont pas été encore conditionnés par un système qui les rend inhumains. L’apprentissage de la morale, pratique peut aussi aider à retrouver son humanité. Dans certains milieux intellectuels, il manque souvent et le coeur et la morale, donc l’intelligence tout court, car la leur est déviante. La division du travail et la sur-spécialisation des branches dans le domaine du savoir n’arrange pas les choses. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme, la logique sans coeur n’est qu’aliénation, esclavage, perte de son humanité. Simplicité, conscience morale et coeur voilà des éléments plus simples, plus humains et plus propices à l’épanouissement humain que la logique et la « science » (seule).

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